Carnet de route

Traversée de Derborence à Anzère par les cols

Le 07/08/2024 par Honma Julian

Photos: https://photos.app.goo.gl/pZ47rP9EgBKauskF9

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Jour 1

Après avoir rejoint le groupe au parking du lac de Divonne, nous nous mettons en route à plusieurs voitures vers Sion. Cafés et croissants pour ceux qui le souhaitent à la gare postale de Sion où nous prendrons notre bus 331 à 10:34. "Vous allez bien à Derborence" demande Marie-Pierre au conducteur, inquiète du fait que le bus indique Direction Aven et pas Derborence. "Oui oui, vous aussi ?" répond le conducteur. "Aaah, tant mieux !" S'exclame t'il lorsque l'on acquiesce, avec un ton blagueur et un sourire chaleureux. Nous embarquons donc dans le bus, nous plaçant côté droite comme conseillé par Patricia pour avoir la meilleure vue - euh non gauche, conseille le conducteur. Et en effet, nous roulons (à bonne vitesse), sur une route bien étroite, creusé soit dans une pente bien ardue, soit dans la falaise, avec une très belle vue sur la vallée toute aussi étroite. La population du bus, enfants et adultes compris, est amusée à chaque klaxon du bus qui chante avant les virages pour avertir et prévenir une collision malencontreuse. Un feu rouge précède ce qui semble être une longue route où les voitures peuvent passer seulement dans un sens à la fois. Nous restons quelques minutes immobile avant de comprendre que le conducteur est en train de contrôler le feu pour s'assurer que personne ne vienne dans le sens inverse. Nous nous engageons, et sans étonnement, nous nous retrouvons face à une voiture qui avait ignoré le feu, et qui ne peut que faire marche arrière (à bonne vitesse) pendant plusieurs centaines de mètres avant de trouver une place pour laisser le bus passer.

Enfin arrivé à destination, nous descendons du bus, dans une sorte de zone plate, mélangeant rocher, arbres et marécage de haute montagne. Nous finalisons nos préparatifs, et nous nous mettons en route (à bonne vitesse). Le décor est très jolie, idyllique par moment. Une vue sur le lac de Derborence et la retenue d'eau nous attend dès que l'on se retourne pour regarder derrière. Le terrain change de terre, à cailloux, boue, champs de pierre, et prairies de fleurs. Le ciel nous menace de quelques averses, nous poussant à repousser le picnic, mais les appétits se font connaître, et après que quelques gouttes nous tombent dessus, un arbre nous abrite pour un picnic bien mérité.

Nous attend après ce petit repas, un passage assez technique, composé de caillasse dans une fente, avec une pente n'offrant pas beaucoup d'adhésion à nos chaussures. Un petit moment sérieux où il faut faire très attention non seulement à soi même, mais aux autres. Il faut bien lever le pied doucement pour ne pas envoyer des cailloux derrière. Nos guides nous donnent l'ordre du groupe pour cette ascension : Marie-Pierre, Elisabeth, Romuald, Violaine, Alexis, Julian (moi) et Patricia. Quelques barres métalliques et chaînes vissées dans la roche offre un peu d'aide. Le groupe avance relativement bien, et après une échelle finale, un pâturage verdoyant et fleuri "en veux tu, en voilà" nous attend au dessus en guise de récompense.

S'ensuit un épisode botanique de sérieuse envergure. Alexis essaye, et réussit à se rappeler des noms des fleurs appris lors d'une sortie précédente, sous la tutelle de Patricia et Violaine qui nous mitraillent de noms de fleurs et de plantes. Ne voulant pas rater l'occasion d'avoir de telles botanistes, et me sentant un peu coupable après mes nombreuses randonnées de ne pas pouvoir nommer plus de 3 fleurs, je m'empresse de prendre toutes les fleurs en photo, sachant que j'aurais leur expertise pour rajouter leur nom sur la photo le soir.

20 plantes, photos et minutes perdues plus tard, nous avons fini de cataloguer notre compendium des fleurs des alpes. Quelques favorites: Pulsatilla pratensis (que je surnomme coiffure d'Einstein), la Silène enflée qui fait le bruit d'un pétard si malmenée proprement, l'aconite apparemment empoisonné, la gentiane bleu qui nous ébloui de sa couleur si vive, du thym serpolet qui décore les roches karstiques, de l'orchis vanillé qui sent autant la vanille que le vin sent ce que tu souhaites qu'il sente avec une bonne imagination, la fleur de Joubarbe qui ressemble à une anémone à pied, la belle Raiponce qui se démarque par son violet intense et ses pétales qui se referment comme un lotus, l'élusive Edelweiss qui sort tout droit de Stranger Things, et enfin, l'Arnika, si difficile à différencier avec toutes ces autres fleurs jaune orange.

Les champs de fleurs laissent place à un champ de lapiaz. Nous nous retrouvons soudainement sur un décor ou marsien ou lunaire. La vie peine à trouver sa place, et le silence n'est interrompu que par le vent et nos pas. Nous apercevons le refuge au loin qui nous accueille avec une soupe et un repos bien mérité. Nos attentes d'un bon repas sont comme le plan du lendemain: revisitées. Un éboulement sur un passage que l'on devait emprunter semble être devenu difficilement praticable. Nos guides nous proposent un chemin alternatif. Le repas, quand à lui: petit poids carotte sur du riz Uncle Ben. Est-ce que le cuisto s'est perdu dans les montagnes et les jeunes stagiaires ont dû prendre la relève ? Le soleil se couche, caché par la montagne sous nos pied, illuminant quelques faces de montagnes sur ses derniers instant de la journée.

Stats
Distance: 9.29km
Dénivelé: 1243m
Durée:5h15

Jour 2

Réveil à 6:30 ... pour ceux qui souhaitent faire du yoga dehors avec le "lever du soleil" (non-lever du nuage). Réveil à 7:20 pour les sains d'esprit. Petit déjeuner simple, légèrement plus satisfaisant que le repas de la veille. Les lits sont fait, le "thé de marche" capturé dans nos bouteilles recyclés, et nous nous mettons en route pour le col des Audannes avec la grande incertitude si le passage sera possible. Après une petite demi heure de marche sur la lune, sautant de lapiaz à lapiaz avec malheureusement la gravité terrestre, nous arrivons dans un décor digne de la suisse: un beau chemin tracé, de la verdure, et des fleurs qui rajoutent une touche de couleur dans le style du pointillisme.

Quelques fleurs et photos plus tard, les 3 retardataires - dont je fais parti - se font rappeler à l'ordre. Nous avons de la distance à parcourir, et ce, avec l'incertitude lié à l'éboulement au col des Audannes. Nous quittons à ce moment les plaines et valons de verdure pour nous engager dans une montée sur une colline enveloppée d'un nuage dense, mouvementé, et qu'un ce peut rafraîchissant.

La colline cache une autre colline. La verdure laisse place à de l'ardoise concassée. Les belles fleurs se font de plus en plus rare. L'autre coline en cache encore une autre. Le nuage se dissipe légèrement par occasion, nous laissant deviner des pics et des faces montagneuses autour de nous. Ce n'est seulement après une demi douzaine de faux sommets que le nuage nous laisse constater que la colline est une grande arrête nous amenant toujours plus haut. Nous croisons quelques trail runners, vêtu de presque rien, descendant en courant et disparaissant en un moment. Le vent et le froid nous lâche que temporairement lorsque nous trouvons un recoin protégé pour prendre une pause et un casse croûte. Les fleurs arrivent à s'immiscer entre la roche, à tel point qu'on se demande ce qu'il y a dans cette terre pour qu'elles puissent braver les éléments si efficacement.

Un panneau nous attend à une jonction. Le chemin tout droit mène au sommet devant nous, où nous pouvons apercevoir quelques randonneurs au sommet. Le chemin à droite nous mène dans un petit cirque avec un lac, et d'autres montagnes qui s'érigent au loin. Nous apercevons une petite crête qui surmonte le lac. Elle nous persuade de prendre notre picnic sur elle, et offre même du génépi aux plus observants.

Le deuxième picnic ingéré, et nos sacs allégés, nous nous séparons brièvement en deux groupe, l'un empruntant le chemin officiel, et l'autre prenant un raccourci incertain. Ce raccourci s'avère très facile, et très agréable, offrant d'autant plus de fleurs que le coin picnic déjà très fleuri. Il finit sur de la caillasse, où j'aperçois quelque chose qui ressemble à une canette rouillé. Je la retourne avec mon pied en déclamant "ça ressemble pas aux cailloux du coin ça". Mon cerveau prend une seconde pour enregistrer ce qu'il voit, et je m'empresse de m'éloigner en courant après avoir réalisé qu'il s'agissait des obus qui étaient signalés dans le premier refuge. Une belle petite frayeur. Nous prenons une photo, qui contient les données gps pour pouvoir la signaler aux autorités, comme demandé.

L'autre groupe nous rejoint, et nous continuons notre chemin. Une rivière nous fait bientôt obstacle. Certains décident de traverser avec leur bottes hautes. D'autres à pieds nu. Et une bâtit son propre chemin de pierre, nous dit-elle, car son sens de l'orientation déjà réputée la mène plus bas, là où notre chemin ne nous amène pas. Chaussures mouillées pour certain, nous arrivons en face de la fameuse montagne que nous devons gravir. Un amas sans fin d'ardoise, qui nous prend bien 1 heure à crapahuter. Le chemin, supposément zig zag, s'efface régulièrement. Des traces nous mènent à monter verticalement. Ce n'est pas la partie la plus plaisante, mais elle a le mérite d'offrir de la variété.

Un cordage se fait apercevoir. Miracle, nous arrivons enfin à la partie difficile. Si on ignore l'heure précédente. Pour simplifier le chemin instable et pentu, de la neige coriace s'amuse à recouvrir le chemin officiel. Nous parvenons tant bien que mal à atteindre le cordage, et les nombreuses échelles qui nous donnent enfin un peu de soulagement. Bien que, la vue de certains clous flottant dans l'air, apparemment pas assez bien vissé, ainsi que certains clous vissés dans la caillasse bien mobile, ne nous inspire pas la plus grande confiance.

Une dernière échelle nous amène enfin de l'autre côté de la montagne. Un panneau nous indique que nous sommes bien au col des Audannes. La confusion sur le témoignage indiquant qu'il manquait une dizaine de mètre de cordage laisse place à la conclusion que la partie problématique, et l'éboulement avait eu lieu sur la première partie.

Nous avons maintenant vue sur un cirque (enclave), le refuge, un autre petit pic, et un beau lac. Notre groupe se scindé en deux à nouveau car certains veulent gravir le petit pic. L'autre groupe se dirige vers le refuge, mais certains se laissent tenter par une jolie cascade se déversant sur des belles pierres de lapiaz. Tout le monde se retrouve au refuge, où nous nous approprions un espace à l'étage, très charmant, mais partagé avec une bonne vingtaine d'autres - le refuge est plein. Trois d'entre nous, les plus braves, se lancent à l'eau dans le lac ou la rivière se jetant dedans. Probablement autour des 10C, une bonne respiration est nécessaire pour tolérer le froid. Une petite bière sur un bord de falaise surplombant le lac, suivi d'un repas merveilleux avec une bonne ambiance, bien qu'un peu bruyante avec la foule. Une soupe délicieuse, un chili con carne, et lasagnes aux épinards pour les végétariens, et en finale, un coulis de framboise avec chantilly et meringue. Un festin de guerrier, et un beau rattrapage par rapport à la nuit dernière. Seule chose qui fait mal: la bouteille d'eau de 1.5L à 11chf. Le plus cher que le groupe ait vu. Cependant un service top, et une convivialité authentique de la part du personnel. Pas de remords de notre côté !

Stats:
Distance: 15km
Dénivelé: 927m
Durée: 8h33

Jour 3

Réveil au petit matin dans la ruche qu'est notre dortoir. Les malheureux qui ont été forcés à sortir la nuit par leur vessie se voient récompensés par une vue incroyable du ciel étoilé, voie lactée incluse même pour les intolérants. La salle à manger située en dessous des dortoirs retrouve son brouhaha qui s'était tû la veille à 22h. Petit déjeuner simple: toasts avec beurre et confiture, les boissons chaudes et le yaourt requierent une petite file d'attente de 5 minutes. Une belle vue sur le lac et un bivouaque nous guette à la fenêtre. Chaque lit, table et chaise aura été occupée cette nuit de samedi. Le service reste fluide, compliments au personnel !

Les affaires rangées et les dents brossées, nous nous mettons en route, en descendant vers le lac sous la belle lumière d'un soleil qui émerge tout juste des crêtes. Nous traversons la rivière se lançant dans le lac, qui n'a d'ailleurs aucune sortie: on devine un système souterrain avec la roche karstique qui entoure la moitié du lac. Nous montons quelques centaines de mètres pour atteindre le col qui nous laissera descendre jusqu'à Anzère. En chemin, nous apercevons un groupe de bouquetins, aussi appelé ibex. À ne pas confondre avec le mouflon qui a ses cornes qui se replient sur elles-même. Les bouquetins ont eux des cornes qui sortent que légèrement courbées. Patricia me partage que si on est assez proche, on peut compter les anneaux sur les cornes, comme dans un tronc d'arbre, pour déterminer l'âge du bouquetin. Et que des cornes ne dépassant pas les oreilles indiquent un bouquetin de moins d'un an. Ce groupe de bouquetins se fait scindé en deux par notre passage, mais ils arrivent à se regrouper avant le passage du groupe derrière nous, ce qui nous permet de les observer de relativement près. Un bouquetin isolé semble ne pas vouloir nous donner l'honneur d'avoir de la hauteur sur lui, et s'assure d'être toujours au dessus de nous, avant de disparaitre au col.

Le col nous réserve une vue mystique, le pic encore dans les nuages, et l'humidité sur le flan de transformant en brume par le soleil. Nous commençons donc notre longue descente, qui est marqué par une séparation de deux roches aux couleurs bien distinctes. Une grise, le lapiaz qui nous a déjà bien accompagné, et l'autre marron, que nous avions vu lors de la montée au col des Audannes. Mes connaissances un peu rouillées de géologie me mènent à identifier la grise comme du calcaire classique devenu lapiaz, et la marron comme de l'ardoise (donc schiste, soit roche métamorphique, soit roche transformée par température et pression). Sa composition laisse deviner un passé sablé.

Nous nous approchons d'un champ de lapiaz bien tranchant, et apercevons avant cela des lits immenses de ciboulette. Les deux botanistes m'assurent que la fleur est comestible, et ayant goûté la tige la veille, qui était très forte et savoureuse, je m'empresse de croquer la belle fleur violette. Ma bouche est prise d'assault par une saveur intense, comme si je venais juste de croquer dans un oignon frais. À un tel point que quiconque se trouve derrière moi peut profiter des mêmes arômes... Le lapiaz quand à lui nous demande un peu de concentration avec certains passages légèrement technique, mais offre surtout encore un peu plus de variété dans ce voyage déjà très varié.

Sorti du lapiaz, nous faisons un petit détour à un lac où nous prenons un petit encas, et où nous nous amusons à faire quelques photos en équilibre sur un caillou dans l'eau douteusement stable.

Nous reprenons la descente qui cette fois n'offrira pas de raison de s'arrêter hormis pour se reposer les genoux. Avec Alexis, nous prenons une autre stratégie pour épargner les genoux: courir. Nous entâmons la descente comme des trail runners, mais avec une charge un peu plus importante sur le dos qui ne semble pas nous gêner. Nous arrivons sur un plat où multiple rivières se rejoignent. Toutes sont issues de leur propre cascade émergeant d'un trou dans la falaise, étrangement mais probablement naturellement circulaire. Ayant une vingtaine de minutes à attendre avant que le reste du groupe nous rattrape, nous nous permettons d'aller regarder une de ces cascades de plus proche. Celle-ci nous montrait deux petits trous desquels l'eau sortait, mais la quantité d'eau qui coulait en dessous nous paraissait bien plus immense. C'est en s'approchant que nous pûmes confirmer notre suspicion: deux trous supplémentaires nourrissaient la cascade !

Après avoir rejoint le groupe, nous passons par une buvette qui marque une zone un peu plus civilisée et touristique. Nous marchons, le réservoir qui nous flâne par ses couleurs turquoises à gauche, et un bisse qui nous offre le doux son du ruissellement de l'eau, à droite (bisse, petit canal aménagé par l'homme pour transporter de l'eau vers des villages lointains). Arrivé au barrage, nous décidons de trouver un endroit calme pour manger et commençons donc à descendre. Un petit coin bien arboré, et nous laissant apercevoir la vallée en dessous nous accueille pour notre déjeuner où rites de casse d'œufs ainsi que recettes de cuisine sont échangés.

La vallée descend rapidement, mais nous longeons le flan droit, restant quasiment à la même altitude tout le long. Parfois, le vestige du bisse se fait deviner sur le côté du chemin. Le soleil tape, mais les arbres nous offre de l'ombre et de la fraîcheur, qui rendent ce passage très agréable.

Nous croisons la route bitumée que les voitures empruntent pour arriver au barrage. Un panneau de direction nous indique qu'il reste peu de temps pour arriver à destination si nous voulons attraper le bus désiré. Nous ne chômons donc pas, et gardons un bon rythme. Nous passons devant un tunnel de service pour le bus qui nous souffle de l'air frais, et qui réintroduit l'eau dans le bisse qui nous accompagnait. Nous arrivons ensuite à un point d'intérêt de la région: le passage du bisse d'Ayent le long des falaises. Nous observons les installations en bois permettant autrefois au bisse de traverser ces hauteurs vertigineuses, et qui aujourd'hui passe au sein de la falaise via un tunnel que nous pouvons aussi emprunter. Un panneau informatif nous attend de l'autre côté pour nous donner plus d'histoire sur ce bisse, qui aurait donc été construit au 15eme siècle. On devine que sa transition d'échafaudage sur la falaise à tunnel creusé, plus que "motivée par la frustration des villageois à entretenir cette construction dangereuse", aurait sûrement été poussé par le nombrrle d'accidents (lire "morts") qu'il y aurait pu avoir sur ce chantier.

Nous continuons le long du bisse, nous réjouissant de l'agréabilité de ce chemin, mais nous inquiétant aussi de l'horaire du bus. Patricia, notre co-organisatrice s'informe sur nos options de bus, tout en évitant les nombreuses racines au sol. Arrivant enfin à Anzère, nos guides nous annonce que nous ne pourrons pas prendre le bus prévu, mais un 1 heure plus tard. Je réussi donc à convaincre facilement le groupe de rebrousser chemin d'une centaine de mètres pour pouvoir mettre ses pieds dans l'eau du bisse sous les arbres. Nous ne sommes que 3 à relever ce défi. Oui, défi car l'eau est glaciale ! Après avoir chacun donné une estimation sur la température, ma montre de plongée nous donne la réponse: 7°C. Il est difficile de laisser les pieds plus de 20 secondes ...

Ne voulant pas prendre de risque, nous montons sans tarder à l'arrêt de bus. Avec 30 minutes à attendre, certains d'entre nous se permettent quand même de passer au restaurant juste au dessus, avec l'espoir de trouver une glace. Et glace nous trouvons ! En rejoignant le groupe, Romu nous voit lécher nos glaces, les yeux sortant de ses orbites, et part en courant s'en chercher une avant que le bus arrive.

La descente en bus est plutôt rapide. Nous sommes tous épatés par la présence de ports USB à chaque rangée qui nous permet de charger nos téléphones mourant (pas ou peu de courant aux deux refuges). Et nous arrivons enfin à Sion où nous disons au revoir à Romu et Elisabeth qui continuent de leur côté. À 5 dans la voiture d'Alexis, les filles à l'arrière font les comptes tandis que l'on discute photographie, trading et autres sujets à l'avant. Malgré les habituels embouteillages du Dimanche après midi du retour de weekend, nous arrivons relativement rapidement à Divonne où nous nous disons au revoir pour nous dépêcher de nous doucher dès que possible !

Weekend au top, une incroyable variété de paysages, et tout ça en belle compagnie et météo parfaite !

Stats:
Distance: 19km
Dénivelé: 404m
Durée: 7h38
 







 

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