Carnet de route

Couloir de la Table

Le 02/06/2018 par Beatrice Fauquet

Encadrant : Alexis

Participants : Amandine, Beatrice, Nicolas, Antoine et Thomas

 

Arrivés en début d’après-midi sur le parking de Montroc, nous prenons le temps de nous mettre à l’aise (short/ bâtons /crème solaire). Il fait chaud et le soleil brille.  Nous nous mettons en route en direction de la moraine. Le télésiège n’est pas encore ouvert et nous prévoyons 3 heures pour monter au refuge Albert 1er. Le sentier d’été n’est pas praticable car il reste trop de neige.

Nous sommes 4, Nicolas et Thomas nous rejoignent un peu plus tard (travail oblige). Après avoir traversé une partie boisée, nous arrivons devant un premier névé. Alexis nous demande de sortir les piolets mais nous faisons de la résistance avec nos bâtons de marche. Arrivés sur le deuxième névé, là nous écoutons et sortons nos piolets que nous garderons jusqu’au refuge. Nous arrivons sur une arrête de rochers où nous sommes entourés par la neige.

Une personne apparaît soudain descendant sur la neige en surfant. Elle va vite… Nous n’avons d’autre choix que de finir dans la neige pour arriver au refuge mais il y a des marches bien taillées donc c’est facile.

 

Quelle n’est pas notre surprise de tomber nez à nez avec le groupe des jeunes du CAF entouré d’Andy et de Lou. On discute et on prend le temps de grignoter quelque chose ensemble autour d’une carte pour voir le topo pour le lendemain. Le refuge vient d’ouvrir et le gardien ne peut pas nous renseigner sur les conditions de notre fameux couloir. Nous glanons quelques informations et nous verrons le reste sur le terrain.

Nicolas et Antoine viennent nous rejoindre. Ils n’ont pas mis beaucoup de temps pour monter (la grande forme). Malheureusement comme ils sont arrivés après et que les réservations n’ont pas été faites au même moment, nous sommes séparés (pas la même table pour manger ni le même dortoir). Le souper arrive vite, nous entamons la conversation avec nos voisins de table fort sympathiques. Nous réglons la note au gardien (non sans peine pour les calculs) et nous allons vite nous coucher. Demain réveil à 3h30.

 

A peine le temps de fermer les yeux, d’essayer de se reposer un peu que le réveil sonne déjà. En 10 minutes, tout le monde est en bas. Le petit-déjeuner est royal : oranges, pain d’épice, quatre quarts, pain, confiture, muesli… et j’en passe. Tout cela à volonté. On fait nos réserves et mangeons bien copieusement. Nous voilà partis jusqu’au moment où nous décidons de nous encorder. Là, Alexis s’aperçoit qu’il a pensé à regarder pour le matériel des autres mais a oublié sa corde au refuge. Il retourne donc la chercher et nous, nous attendons.

Quand il revient, nous voyons plusieurs cordées arriver vers nous. Nous nous insérons dans le cortège et bifurquons sur notre gauche pour aller en direction du couloir. Là nous voyons une cordée de deux vers une arrête de rochers en plein milieu du couloir plus haut. D’autres cordées nous ont suivi par erreur et font demi-tour. Nous commençons à monter et arrivons vers les rochers qui nous barrent littéralement la route. Nous discutons avec les deux alpinistes et ils ont déjà tout essayé. Ca ne passe pas. La roche est pourrie et une rimaye passe juste en dessous. A une dizaine de mètres, nous pouvons voir sa gueule bien ouverte et profonde.

Alexis tente quand même d’escalader par un côté, Thomas et Nicolas par un autre mais après ça  ne passe plus. Le couloir n’est plus en condition et nous devons renoncer. Des pierres tombent. Il faut faire attention.

C’est la montagne qui décide toujours pour nous au final et c’est la règle du jeu. Savoir aussi parfois renoncer...

Nous dé-escaladons (sur une pente à 45 degrés c’est toujours un peu délicat) et nous nous dépêchons d’aller au col  supérieur du Tour. Vu l’heure qui avance, la décision est prise d’aller à l’aiguille du Tour plutôt qu’à Tête Blanche qui nous paraît plus loin.  Si le temps était bouché jusqu’au col, il est bien dégagé de l’autre côté et le soleil tape. C’est ça la montagne, on a chaud et froid tout le temps. On se déshabille et rhabille tout le temps. Il faut trouver un compromis.

Nous arrivons au pied des rochers de l’aiguille qui nous amènent au sommet. Il y a beaucoup de monde. Nous attendons que la majorité soit partie puis nous commençons notre escalade sans nos crampons laissés aux pieds des rochers. Arrivés au sommet, nous retrouvons encore notre groupe de jeunes du CAF avec Andy et Lou. Cette petite équipe à l’air bien sympathique et l’encadrement est au top. Nous profitons de leurs becquets pour nous assurer et redescendons avec eux jusqu’en bas des rochers. Là, nous filons au col puis sur Albert 1er. La neige est bien molle. Les filles sont les premières au refuge et attendent les gars. Mais où sont-ils ? Quand ils arrivent, nous allons prendre une part de brownie bien mérité et une boisson avant de redescendre.

Dernière plaque de neige entamée sans crampons et piolet à la main, nous voilà quasiment tous sur les fesses malgré les réticences de certains (c’est vrai les fesses mouillées ce n’est pas ce qu’il y a de plus agréable) pour aller plus vite et s’économiser un peu. D’autres personnes redescendent avec leurs crampons et bâtons et ont peur qu’on ne les emmène dans notre descente. Nous les rassurons et les doublons. R.A.S. pour le franchissement des deux névés de la veille et on se retrouve assez vite à la voiture. Il est déjà tard alors nous prenons un dernier verre ensemble (tradition oblige) mais ne trainons pas. Il nous reste encore de la route.

 

Encore une belle sortie de 13 heures, les corps sont fatigués mais les têtes pleines de bons souvenirs partagés !






 

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