Actualité

Ecole d'aventure

Week-end à Orny

18/08/2012
Week-end à Orny

Nos aventures lors du weekend à Orny (Suisse), du 6 au 8 juillet 2012.

Vendredi

A cause du temps pourri prévu pour le vendredi, Yves nous envoie un mail pour décaler l’heure de notre départ ; ouf je vais pouvoir dormir plus longtemps. A ma montre, cela fait 30 minutes que midi est passé lorsque Rémi, Maëlle et moi, partons de chez Yves. Quinze minutes plus tard, nous retrouvons la compagnie de Luci-Lou.

Nous voilà partis pour 1h30 de route afin de récupérer Yoann à la gare de Martigny. Cependant il nous fallut quelques minutes supplémentaires pour localiser ce bâtiment introuvable qui se nomme la gare.

Plusieurs dizaines de marchands d’abricots du Valais et quelques virages plus tard nous arrivons enfin à Champex Lac.

Au départ du télésiège, nous sommes confrontés à un nouveau dilemme. Yves n’a qu'un billet de 1000 Francs suisses qui n’est bien sûr pas accepté. Par conséquent, après une petite recherche d’argent nous pouvons enfin décoller.

Cabane d’Orny

Malgré ce départ tardif qui devait nous permettre de marcher au soleil, nous marchons pendant 2h15 dans le brouillard pour atteindre la cabane d’Orny qui se trouve à 2831 mètres d’altitude. Il est 17h45 lorsque nous posons enfin le pied dans cette cabane.

Étant donné que le repas est prévu pour 18h30, nous avons juste le temps de tout ranger et de nous préparer. Nos chaussures cramponnables sont remplacées par des crocs (biens confortables), les piolets, crampons, baudards et cordes trouvent leur place dans le hall d’entrée.

Une bonne odeur se répand dans la cabane, ce qui nous alerte : C’est l’heure de manger ! Au menu, une délicieuse soupe, comme le veut la tradition en cabane. Puis nous viennent ensuite des pâtes accompagnées d’une salade de betteraves - pas très alléchante - et du poulet. Pour finir, on nous amène une salade de fruits.

Une fois ce festin terminé, nous buvons une tisane tout en lisant des magazines de montagne. Plus tard, nos compagnons de cordée nous invitent à jouer aux cartes. Bien qu’on ait eu quelques difficultés à expliquer les règles à Yves, nous réussissons à jouer une bonne heure, avant de nous obliger à nous arrêter pour aller nous coucher. Cependant, des allemands très joyeux profitent de leur soirée au détriment de notre sommeil.

Pointe de la Cabane

Samedi

Pendant que Maëlle, Yves, Rémi, Yoann et Luci Lou dorment tranquillement dans des lits bien confortables ; nous (Antoine, Anaïs, Antoni, et moi, Romain) prenons la route pour les rejoindre. Il est 6h40, car Antoni et moi, égaux à nous mêmes, sommes arrivés en retard… Dans la voiture, Antoni et Anaïs, à l’arrière, dorment tranquillement afin de récupérer les heures perdues de cette nuit agitée. Peu de monde sur la route grâce à cette heure de départ matinale ce qui nous permet d’arriver 2 heures plus tard en bas du télésiège. Antoine étant plus prévoyant nous ne rencontrons pas de problèmes pour payer la remontée. De plus, contrairement à la veille, nous avons le droit à un grand soleil pour effectuer ces 2 heures de marche jusqu’à la cabane. La fatigue, en plus de ce si beau soleil, nous pousse à faire un pique-nique tiré sur la longueur.

Notre objectif premier est l’aiguille d’Orny avec ses 260 mètres de dénivelés et ses 10 longueurs. Mais étant donné que nous avons trainé, nous nous sommes réportés sur l’aiguille de la cabane culminant à 2999 mètres d’altitude et qui est deux fois moins longue.

40 minutes après ce choix, nous arrivons au départ de cette ascension. Antoine et Anaïs forment une cordée et Antoni et moi la seconde. Il nous fallut à peine une longueur pour découvrir que les arrivants de la veille descendaient tout juste de cette même ascension.

Il est 7h30, je pense à Anaïs, Antoni, Romain et Antoine, en me levant, qui sont déjà en route depuis deux heures. Après avoir déjeuné et rassemblé tout le matériel nous partons pour l’ascension de l’aiguille de la cabane. Le soleil n’étant pas encore présent, le vent glacial empêche Yoann, qui est frigorifié, de continuer dans sa première grande voie. Nous partons donc gelés mais grâce à l’expérience nous surmontons la difficulté et entamons une voie de niveau moyen. Luci Lou et Yves partent en tête, puis Rémi et moi suivons.

Nous arrivons au sommet vers 14h. Après un rappel de 20 mètres, nous entamons une descente bien technique dans un pierrier. Arrivés en bas, et après avoir rejoint Yoann, nous apercevons les retardataires dans leur ascension.

Maëlle et les autres nous saluèrent avant de disparaître en direction de la cabane pour y pique-niquer et ensuite s’entraîner à marcher sur le glacier. Pour notre part, il nous fallut une bonne heure pour arriver à la plateforme intermédiaire où nous échangeons nos cordées. En effet, les deux tourtereaux souffrent de leur ascension qui les a fatigués, et redescendent jusqu’à la cabane.

Antoine et moi désirant atteindre ces 2999 mètres d’altitude continuons notre ascension. Pour aller plus vite, nous effectuons deux longueurs en une. Au sommet, après quelques photos, nous sommes redescendus par le même pierrier que les premiers.

Après nous être installés auprès de nos camarades, le gardien nous fait signe : c’est l’heure de manger ! Ce dernier nous servit la traditionnelle soupe. Puis un plat de viande accompagné de petits légumes et de riz. Nous obligeons Antoni le morfale à finir les plats. Désirant recevoir un petit digestif nous nous proposons pour faire la plonge, malheureusement d’autres ont pris notre place. Nous devons donc nous contenter de quelques tractions.

Il est 20h30 lorsque nous nous mettons à jouer à la bataille corse. Rémi, malgré notre sanction en le mettant loin du tas, remporte les parties...

Il est 22h10, nous fermons les yeux après une journée et une soirée bien mouvementée.

Dimanche

5h25, le réveil sonne déjà ! Antoine, très optimiste se lève en courant, descend les escaliers et voit qu’il pleut. Il remonte, nous trouve encore étalés sur nos lits et nous annonce que le temps est couvert mais qu’il faut aller prendre notre petit déjeuner.

Nous arrivons en bas, encore endormis et sommes les seuls levés de la cabane, le gardien nous signale qu’à 7h30, il devrait faire beau. Ensuite il nous sert à manger et nous dit qu’il serait plus prudent de retourner nous coucher. Ces quelques paroles ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd ; cette action fut exécutée immédiatement.

Après une bonne heure de somnolence, Antoine nous fait redescendre et cette fois-ci, tous très optimistes, nous nous équipons dans la joie et la bonne humeur. Nous restons plus de trois quart d’heure dans le hall et constatons que toutes les trois minutes, il se met à pleuvoir et même grêler ! Nous décidons alors de rentrer et de nous occuper avec notre passe-temps préféré : les cartes !

3-4 parties défilèrent lorsque nous rejoignons à nouveau ce hall d'entrée si bien connu. Une chose est sure, vu l'heure, le sommet tant désiré n'est plus au programme.

Il nous fallut encore une bonne heure d'attente avant de pouvoir sortir malgré le vent « à décorner les bœufs » et la pluie. Notre but est donc, pour finir, de nous entrainer à marcher sur un glacier. Une fois arrivé au glacier d’Orny, trois cordées se forment et nous partons à l'aventure.

La première cordée aperçoit une belle crevasse dans laquelle nous pourrions faire de la cascade de glace. Arrivés sur les lieux ; pendant plus d'une heure, nous nous exerçons et apprenons de nombreuses techniques dans le milieu glaciaire.

Le soleil pointe enfin son nez lorsque nous rentrons « légèrement » mouillés mais ravis de cette expérience très enrichissante !!!

De retour à la cabane, nous faisons sécher nos affaires puis nous commençons à entamer nos sandwichs tant mérités. Ensuite, étant donné que notre réveil fut très matinal nous nous reposons tous à la chaleur du soleil.

14h30 nous voilà fin prêts, nos sac sont refaits, nous pouvons rejoindre le télésiège. Les 20 premières minutes de la descente furent plutôt rapides, cependant nous étions tous ravis de ce que nous venions de faire !

Le groupe devant le Portalet

MINCE !!!!! Anaïs, en sortant une phrase bégnine, me fait me souvenir que j'ai oublié mes gants qui sont entrain de sécher… J'ai donc pris le chemin inverse, mais cette fois en courant, bien sûr je laisse mon sac en bas.

Il ne me fallut que 9 minutes pour atteindre la cabane. Là je retrouve bien mes gants, mais surprise, Antoine avait aussi oublié quelque chose, son protège sac. Je repris ensuite le chemin inverse.

Arrivé à mon sac, je l'enfourche et continue à courir, mais je rejoins vite Rémi, il m'attendait avec Yoann. Nous voilà partis les trois, à un rythme soutenu pour rejoindre les autres.

Il ne nous fallut que quelques minutes pour les rejoindre. En effet, Maelle est blessée, elle a une vilaine infection sous le pied… Ainsi la descente est douloureuse pour elle. Cependant pour nous motiver un petit peu, nous faisons un pari tous les deux : je parie qu'on arrive avant 16h40 aux télésièges, et elle que ça sera plus tard.

Mon portable m'indique 16h42, j'ai perdu… ce n'est pas juste, pour seulement 2 minutes… Cependant cela ne nous empêche pas de prendre le télésiège. Au sommet, c'est Willy, un collègue du TéléLaFouly qui est là. Après avoir échangé quelques mots je m'assois enfin sur le télésiège.

Pendant la descente, j'en profite pour admirer ce paysage si beau. Au loin j'aperçois le Grand Combin et le Mont Vélan. Pendant ces 10 minutes de descente j'en prends plein la vue !

Nous arrivons enfin aux voitures. Étant donné qu'Yves doit prendre de l'essence, lui est descendu du côté de Orsière, alors que nous, nous rejoignons directement Martigny. Là-bas nous nous sommes donnés rendez-vous à la gare pour prendre un verre tous ensemble.

Fin

En tout cas, mille mercis à Antoine, Yves et Rémi sans qui cette sortie vraiment très sympa n'aurait pas pu avoir lieu !!!!!!!!!

Compte rendu réalisé avec soin par Maëlle Thirvaudey et Romain Ramusat.






CLUB ALPIN FRANCAIS PAYS DE GEX
ESPACE GEORGE SAND
9 RUE DE GEX
01630  SAINT-GENIS-POUILLY
Contactez-nous
Tél. 04 50 42 22 17
Permanences :
Jeudi 20:30 - 21:30
Activités du club
Agenda