Actualité

Alpinisme

Le Mont-Blanc en famille

22/08/2006
Le Mont-Blanc en famille

Depuis la première ascension en 1786 par le Dr. Paccart et Jacques Balmat, le Mont-Blanc est devenu une course à la mode qui continue d’attirer les alpinistes de tous les horizons. L’ascension du Mont-Blanc par la voie normale ne présente aucune difficulté technique si ce n’est l’habitude de marcher en crampons, mais elle demande un très bon entrainement physique.

La partie la plus délicate de la course n’est pas l’arête des Bosses, bien que l’altitude puisse se faire sentir, mais bien la descente de l’Aiguille du Goûter (3835 m) qui demande de prendre des précautions. La présence de câbles dans les endroits les plus délicats facilite grandement la descente, mais avec la fatigue, la vigilance est de mise. Il faut descendre avec prudence pour ne pas déclencher des chutes de pierre dans le couloir d’accès à l’arête rocheuse qui descend à l’aplomb du refuge du Goûter. La traversée de ce couloir est le moment le plus dangereux de la course. Le port du casque est de rigueur.

Conditions hivernales pour le bivouac sous tente à Tête Rousse.

La première difficulté du Mont-Blanc est de trouver une place dans un des deux refuges se trouvant sur la voie normale ! Il ne faut pas compter aller dormir au refuge du Goûter si vous n’avez pas réservé deux mois à l’avance, à moins de profiter d’un désistement de dernière minute. Dans notre cas, étant six en tout avec Paulin Roche que nous avions invité, il fallait envisager de partir du refuge de Tête Rousse, installé à 3167 m au pied de l’Aiguille du Goûter. Le refuge de Tête Rousse affichait aussi complet pour la date que nous avions choisie. Il ne restait plus qu’à monter les tentes si nous voulions profiter du dernier jour de beau temps avant la grosse perturbation que Météo France annoncait pour le week-end.

L’équipe au complet au refuge du Goûter, de gauche à droite : Mireille, Paulin, Solène, Marion et Guillaume.

Du Dôme du Goûter, nous découvrons en enfilade l’arête sommitale éclairée uniquement par la pleine lune. Une file interminable d’alpinistes partis du refuge du Goûter s’étire tout au long de l’arête des bosses. Le temps de descendre au col du Dôme et de remonter au refuge Vallot, le jour se lève.

Pause au refuge Valot (4362 m) pour se restaurer avant d’attaquer l’arête des Bosses.

Un plafond de nuages, avec une limite supérieure vers 3600 m, s’étend à perte de vue et ne laisse dépasser que les plus hauts sommets. La suite de l’ascension n’est que du bonheur.

La cordée composée de Mireille, Paulin et Solène gravit les pentes au dessus du refuge Vallot.

L’arête des Bosses, effilée et aérienne, est une des plus belles arêtes en altitude et atteindre le Mont-Blanc par cette arête est toujours un grand moment. A mi parcours sur l’arête, les premiers rayons de soleil viennent nous réconforter du froid et du vent qui souffle de plus en plus fort à mesure que nous nous approchons du sommet.

Progression sur l’arête des Bosses. Marion et Guillaume sur l’arête des Bosses.

De nombreuses cordées sont déjà en train de descendre, nous nous livrons à une partie de chassé-croisé en évitant de nous arrêter pour ne pas nous refroidir. Après avoir atteint les rochers de la Tournette, l’arête s’amenuise et nous arrivons au sommet.

Un panorama à couper le souffle apparait derrière Marion et Luc au sommet du Mont-Blanc.

Nous découvrons un nouvel horizon, le Mont Maudit, les Aiguilles du Diable et le Grand Capucin, plus loin les Grandes Jorasses et l’Aiguille Verte. Nous serions bien restés beaucoup plus longtemps au sommet, mais le vent glacial nous incite à quitter rapidement la cime du Mont-Blanc.






CLUB ALPIN FRANCAIS PAYS DE GEX
ESPACE GEORGE SAND
9 RUE DE GEX
01630  SAINT-GENIS-POUILLY
Contactez-nous
Tél. 04 50 42 22 17
Permanences :
Jeudi 20:30 - 21:30
Activités du club
Agenda