Actualité

Ski de randonnée

Ski rando dans les Taurus (Turquie)

27/03/2009
Ski rando dans les Taurus (Turquie)

6 mars.

Nous voila de nouveau à notre rendez-vous de l’aéroport. Beaucoup de bagages pour les 8 personnes de ce voyage vers la Turquie. Mais tout se passe bien et nous embarquons à l’heure pour ce vol vers Kayseri via Istanbul où nous avons hélas 5 heures d’attente. Nous voila à Kayseri, il est presque minuit et notre contact sur place est là comme prévu. Après avoir rassuré la curiosité des douaniers au sujet de nos grosses malles en tôle, nous chargeons tout notre matériel dans le bus qui nous emmène à Gorème au cœur de la Cappadoce.

Un petit dîner nous attend à notre Hôtel puis nous nous installons dans nos chambres pour une nuit bien méritée car il est bientôt 2h du matin ...

7 mars

Ce matin, temps couvert sur la Cappadoce avec beaucoup de vent chaud. C’est un vent de sable qui vient d’Afrique ce qui n’augure rien de bon pour la suite de notre programme. Ce matin, balade dans la région de Zelve ou nous pouvons admirer les cheminées de fée.

Cheminées de fée

Cette balade continue vers le sud en logeant une falaise rose. Le chemin très escarpé se faufile dans des petit vallons jonchés de boulets de lave de toutes les tailles.

Cappadoce

Nous finissons par passer par le vieux village de Cavusin pour ensuite récupérer notre bus pour aller déjeuner à Avanos avec Eugène le patron de l’agence, que je commence à bien connaitre.

Maison "grecque" Village de Cavusin

Après voir réglé nos affaires nous voila parti pour le Taurus, à environ 120km vers le sud. Route assez rapide et en bon état avec un arrêt en route à Dérinkuyu pour acheter des fruits secs au marché local. Nous arrivons à Démirkazik à la tombée du jour pour nous installer dans notre petit refuge. Sommaire mais propre. Il n’y plus d’électricité car le vent souffle en tempête mais les lampes à gaz sont là pour pallier à cet inconvénient. Notre Cuisinier Muchkine nous accueille avec le thé noir de l’amitié.

à Démirkazik Au refuge "chez Eugène"

Après les présentations, nous nous installons dans les deux dortoirs avant le diner. Les plus douillets vont dans la pièce avec le poêle... et les autres vont attendre le retour de l’électricité devant le radiateur IR... ça ne fait rien, les murs sont épais et nous avons de bons duvets. Après le diner, lors du briefing pour le lendemain avec Adem notre guide interprète, nous décidons vu la tempête qui se déchaine d’aller visiter en raquettes la vallée d’Emli pour évaluer les conditions nivologiques. Cette vallée assez profonde est orientée Est Ouest ce qui peut nous avantager vis à vis du vent fort. nous partirons après le petit déjeuner servi à 8h ( bande de fainéants) Ce soir, do do à 21h...

8 mars

Fortes rafales de vent pendant la nuit... toujours le fœhn, c’est la cata.
Après le petit déjeuner très copieux, les Lada sont là et nous faisons connaissance avec nos deux chauffeurs 4X4 ; Djamil et son gendre .... Très sympas et serviables. Nous surchargeons les voitures

au village de Demikazik Départ au petit matin

et nous voila partis vers la vallée d’Emli en empruntant la route de Cukurbag puis la piste sur env 10km pour arriver à l’entrée de Emli Bogazi. Vers 1900 m nous finissons avec 20cm de neige sur la piste et les voitures s’arrêtent là. Les chauffeurs sont équipés pour nous attendre. Nous nous équipons avec les raquettes sauf Jacques et Ezio qui pensent pouvoir faire malgré tout quelque-chose dans une combe adjacente. Nous voila donc partis avec Adem tout heureux d’étrenner ses raquettes neuves,

vallée de Emli Balade en raquette Adem, Françoise, Serge, Barbara, Catherine, Jack

pour une jolie balade en foret dans un fond de vallée vallonné. Bientôt nous quittons les arbres pour arriver au pied de Aksam Pinari ( sources de l’Aksam) devant l’entrée d’une belle combe qui finit à un col coté 3400m après 5km de montée... ce qui donne l’échelle du massif. Je pense que Ezio et Jacques sont allés dans cette direction comme ils m’en avaient parlé. Évidemment c’est tentant. Cette combe est flanquée d’une aiguille de calcaire de plus de 100m Parmakkaya ( le doigt de Dieu) que l’on voit malgré la brume crée par le vent.

Le doigt de Dieu le Pamakaya dans la tourmente de foehn

De là nous sommes à 2250 m et nous redescendons vers les voitures. Un gypaète plane le long des falaises malgré le vent fort, ce qui nous émerveille, c’est la maitrise de l’oiseau qui utilise tous les ascendants et les filets d’air pour se maintenir dans un bonne configuration de vol. C’est un bagarreur car il lui manque une rémige sur un bord de fuite aile droite.... éternelle lutte pour la survie.

Gypaète barbu

Retour aux voitures après une halte casse croute dans un coin abrité où nous sommes rejoint par Ezio et Jacques nos skieurs intrépides qui sont allés tutoyer le fameux doigt de Dieu ( rien que ça ! ). Retour au village, séchage du matos et thé. Plusieurs toitures du village se sont envolées dont celle du centre alpin à la grande joie des gamins qui récupèrent la tôle d’alu pour se faire un peu de d’argent... Une visite dans le canyon de Cimbar Bogazi nous permet de voir que nous ne pourrons pas y descendre cette année et le tour du Demirkazik, ce sera pour une autre fois... pas de neige mais par contre un vent d’enfer à nous coucher à terre. Jacques et Barbara étaient contents de venir dans ce lieu pour y faire des projets d’escalade.
Retour au refuge, toujours pas de courant et le toit de la maison du voisin s’est écroulé sous la force du vent.
Nous nous retrouvons bien au chaud devant notre diner en tentant d’échafauder un plan pour demain. En tout cas, il faut partir à 7h30 si on veut envisager quelque-chose de positif.

9 mars

Le vent est enfin tombé pendant la nuit et il fait assez beau ce matin. Il est 6h30 et après le petit déjeuner nous chargeons les Ladas pour filer à l’entrée de Emli bogazi 1750m pour aller dans la combe de Bujuk Mangirci qui nous mène au sommet de l’Alaca Blanc (3200m).

Buyuk Mangirci entrée de la vallée

Portage des skis dans les premiers 200 m dans la foret où nous suivons le parcours sinueux et escarpé d’un torrent en louvoyant entre les arbres et les gros blocs de calcaire pour finir dans une zone un peu plus clairsemée vers 2300 m où nous pouvons emprunter une combe sinueuse qui nous mène vers 3000 m à un col à peine marqué au milieu de la combe au pied de l’Alaca Blanc.

Buyuk Mangirci en route vers l’Alaca Blanc

Pour arriver là nous avons beaucoup de problème avec les peaux qui bottent un maximum malgré des traitements successifs de fartage... Il est tard et finalement nous abandonnons pour pouvoir descendre dans des conditions de neige acceptables. Nos désirs sont exaucés et nous enchainons avec plaisir de beaux virages dans les vallons successifs qui mènent vers la foret ou il faut faire plus attention mais la neige est bonne et ça passe bien partout. Finalement nous optons pour la sortie rive droite et le chemin d’été ou nous déchaussons pour les derniers 150 m.

Esplanade Büyük Mangirci Ezio et Ti-Jacques Nos amis trient leur matos...Pas de neige, terrain sec, c’est plus confortable.

Casse croute aux voitures sur l’herbe sèche puis retour au village pour ranger tout et faire sécher le matos. Ce soir nous sommes invité chez Djamil au village pour le diner, alors on se fait beau... douche rasage etc.
Il est 19h quand nous arrivons dans sa maison, ses femmes (il en a 2) sont là ainsi que ses filles et belles filles qui restent en début de repas à la cuisine. Il fait très chaud dans la pièce de réception (30, 31° ?), c’est un manière de nous honorer. Repas à la Turque avec salades diverses, haricots au mouton, gâteau de bulgur, sans oublier un dessert au miel genre churros en beaucoup plus dense et sucré. Les femmes viennent finir la soirée avec nous. Heureusement Adem est là pour assurer les traductions et donner quelques explications sur la vie de ces gens. Nous avons apporté quelques cadeaux et eux tentent de nous vendre des chaussettes foulards etc... aux grands bonheurs des filles du groupe. Nous rentrons dans la nuit à travers le village, il est 21h30 demain lever à 5h30 alors, au lit.

10mars

Beau temps calme ce matin nous partons vers 6h30 pour le Yalak Deresi en espérant finir au col Celik Buyan Pinari 3450 m avec un départ au Karayalak 2000 m pas très loin derrière le village de Demirkazik, les Ladas remontent une piste escarpée complètement déneigée et nous déposent un peu en dessous de la source sur un chemin qui rejoint tangentiellement le fond de la combe Yalak Deresi. Cette combe mène à une gorge étroite et escarpée

Yalak Deresi Dans le couloir d’attaque

qui est barrée par un coulée d’avalanche avec des boules complètement gelées ce qui nous obligent à déchausser avant de prendre pied dans cette gorge ou nous taillons des marches dans la neige dure pour aboutir après 100 m à un replat permettant de rechausser pour partir en direction du Celik Buyan Pinari. Nous passons au pied du Embler tepe pour constater que sa face S est déneigée et qu’il n’y a que des cailloux.

Sous le sommet de l’Embler Tepe Catherine avec sa protection max

Nous continuons vers le col plus à l’est pour constater aussi qu’il est impraticable à ski car complètement déneigé.

Calik Buyran Pinari 3400m Complètement déneigé par 3 jours de foehn violent

Nous nous arrêtons vers 3250 m après avoir louvoyé entre les plaques de neige ventées. Il fait froid et le vent souffle assez fort, ce qui nous oblige à redescendre assez vite en utilisant la rive G de la combe, il y a suffisamment de neige, puis la gorge finale raide mais skiable malgré une surface un peu gelée. Tout le monde suit malgré un peu d’appréhension. Nous débouchons sur le bas de la combe après avoir traversé les boules de l’avalanche et là, la neige est super pour la fin de descente vers les voitures.

Entrée du Yalak Deresi Vous pouvez voir la coulée d’avalanche derrière Jeannot

Retour au village, il est 14h30 et nous faisons sécher le matos, toilettes, douches etc. L’électricité est revenue, tout va bien. Ce soir, nous allons au refuge du centre alpin pour faire un point météo. Eugène nous à téléphoné pour nous avertir d’un changement de temps prochain... Nous allons être obligé de modifier notre programme en rentrant plus tôt vers la Cappadoce. Le vent recommence à souffler mais du W-SW cette fois.
Demain réveil à 5h30. Un bon diner de Mushkine et dodo de bonne heure.

11 mars

Tout est prêt rapidement pour charger les Ladas et filer dans la vallée de Emli pour faire une combe à l’inspiration tout au fond de cette vallée qui s’appelle Karagol mais nous prendrons la branche rive G qui arrive au pied du Kaldi 3688 m, grand pic rocheux pour les grimpeurs. Les Ladas nous laissent vers 1950 m et Adem veut bien venir au fond de la combe avec nous vers le Sivirma Bogazi 2500 m, et 6km plus loin de là nous prenons pied à D dans cette combe qui parait à portée de main.

Jack en action remontée de la combe de Karagol rive G

C’est un bel endroit entouré de sommets superbes avec beaucoup de possibilités de découverte.

Pamarkaya Le doigt de Dieu au soleil

Nous remontons des vallons successifs pour arriver au pied du Kaldi vers 3000 m juste au dessus d’un névé indiqué sur la carte.

Gürtepe 3630m Fond de la vallée d’Emli

La combe continue pour finir vers 3300m dans un cul de sac avec peut-être une brèche quelque part pour accéder sur l’arête du Kaldi, mais ce n’est pas notre sujet du jour, il faut redescendre car l’heure de midi (fatidique) est en train de sonner le départ. Léger casse croûte et on descend dans une neige parfois changeante dans de magnifiques pentes N-NE.

Combe Karagol belle descente tout de mème

Nous récupérons Françoise et Adem au pied de la combe du Parmakkaya et nous redescendons vers les voitures 3 km plus bas.

la bière bienvenue

Les chauffeurs ont allumé le barbecue et nous font griller des saucisses "turques" mais assez bonnes pour des gens affamés. Tout le monde est content car il fait assez beau cet après midi.

L’heure de la bière c’est sacré en rentrant de la combe Kargol Vallée d’Emli

Un groupe d’Italiens semble satisfait de la combe de Gauche au fond de la vallée d’Emli qui finit vers 3300 m. Ce soir, nous nous concertons pour les pourboires avant de préparer les bagages pour retourner vers Gorème car demain nous avançons notre programme pour l’ascension du Erciyes car le mauvais temps arrive. Nous chargeons le bus puis nous prenons congé de nos hôtes après avoir distribué les pourboires et les divers cadeaux. Ils semblent très contents de nos divers présents, nous nous étreignons et c’est le départ vers Gorème et notre hôtel confortable. Nous y arrivons vers 6h du soir. Là, nous nous préparons pour le lendemain car il va falloir se lever tôt pour pouvoir prendre le télésiège vers 7h30 ( nous avons téléphoné à la station pour négocier une réservation, coût d’environ 150€ pour mettre en route 2 télésièges qui nous mèneraient vers 2750 m en dessous de la sortie de la caldeira). On pourrait penser que de partir de la station vers 2250 ce serait plus sportif mais je pense qu’il est plus facile d’atteindre le sommet par cette remontée mécanique étant donné que la météo est tendue...
Ce soir dodo de bonne heure après le diner car demain debout à 4h30

12 mars

C’est la première prière de la mosquée de Gorème toute proche qui donne le signal du réveil ce matin...Petit déjeuner, on charge le bus et nous voila partis pour Kayseri puis la station de ski de Tekir 2250m au pied Nord du Mt Erciyes grand volcan de Cappadoce, responsable de tous les dépots de cendre et de tuf de la région. Nous y arrivons vers 7h15 après 1h30 de route, il fait grand beau avec malgré tout pas mal de vent, ce qui laisse présager une ascension difficile. Mise en route chaotique des 2 télésièges et nous voila partis pour remonter les premières pentes avant la brèche de la caldeira vers 2750m. Il ne fait pas chaud pendant le trajet ponctué d’arrêts intempestifs. Finalement nous finissons par arriver au sommet du 2ème tronçon ou nous sommes accueilli par des bourrasques de vent assez fortes. Collage des peaux et autres préparatifs avant de partir directement vers la base du couloir issue du sommet (le couloir que nous avions descendu lors de notre dernière visite).

Mont Erciyes 3917 Dans la caldéra, en allant vers couloir sous le sommet

Le couloir de montée que nous avions emprunté précédemment nous amènerait sur l’arête sud battue par le vent et pour aujourd’hui ce n’est pas la bonne option. Une groupe est déjà devant, il a bien une bonne heure d’avance et on les voit déchausser pour emprunter l’arête rive D du couloir pour continuer l’ascension en portant les skis sur le sac. Nous continuons vers la base du couloir 3450 m pour constater que ce passage ainsi que les autre couloirs sont minés par des plaques à vent (coupe du manteau neigeux) et que la seule solution sécuritaire pour descendre du sommet ou de l’arête sud est d’emprunter l’arête sud en direction de l’est mais avec le vent qui souffle actuellement c’est une folie....

Mont Erciyes 3917 Au pied du couloir D issu du sommet

Barbara, Jacques et Ezio font quand même une tentative sur une centaine de mètres pour en conclure que ce n’est pas bon du tout... Pas de regrets à avoir nous dépotons pour redescendre par la combe N en empruntant la sortie G de la caldeira.

Sur fond d’Eciyes au sortir de la caldéra vers 2900m

La neige est assez bonne et nous nous faisons plaisir avant de retrouver le passage qui nous mène vers le sommet de la station où nous empruntons le domaine skiable pour rejoindre le bus sur le parking. Là, notre chauffeur et Adem nous attendent devant des grillades de saucisses...
essayez voir d’allumer un BBQ sur le parking à Crozet.....)

BBQ sur le parking station de Erciyes

De bonnes bières et de bons sandwiches finissent de nous reconstituer. Il est 12h30, nous chargeons le bus pour rentrer à Gorème. En partant, nous constatons que sur les 2/3 de la hauteur (soit, 3 à 400m) du 1er couloir (celui que nous avions emprunté précédemment) la neige s’est effondrée sur une largeur de 50 m.... Retour au bercail, douche, repos etc. Une visite dans une "fabrique de tapis" où les uns comme les autres ont pu apprécier la qualité des diverses productions. Il y en a même qui se sont laissé tenter par de belles pièces. Ce soir repos et dodo... Demain la météo est incertaine alors on verra bien quel programme adapter à la situation.

13 mars

Ce matin, relax, le ciel est couvert, après le petit déj., nous partons pour la visite de la Vallée Blanche avec ses belles cheminées de fée et ses vergers en friche.

Cheminées de fée en visitant la vallée Blanche

Quelques amandiers en fleurs et des vols de cigognes nous rappellent que le printemps est proche mais il va falloir encore attendre un peu.

Fleurs d’amandier Visite de la vallée Blanche

Nous remontons la vallée jusqu’à Uchisar avec sa forteresse entièrement taillée dans la roche. De là, une vue panoramique de la Cappadoce s’offre à nous. Nous profitons de ces moments de détentes pour faire quelques visites chez les artisans locaux qui ne manquent pas de nous vanter et de nous vendre leur production ( onyx, bijoux et divers objets). Il est 13h00 et nous filons à Gorème pour le déjeuner dans un resto typique où il nous est offert des pides ( sortes de pizza) très bonnes et arrosées de thé et de yogourt (pas d’alcool). Pour l’après midi, Jacques et Ezio louent des scooters pour aller visiter la citée souterraine de Derinkuyu à env 50km (citée proto-Hittite creusée dans le tuf sur 7 niveaux de profondeur), pendant ce temps, nous allons visiter une poterie dans la ville d’Avanos où un petit artisan nous attend pour nous faire une démo de son savoir faire tout en nous ridiculisant de notre maladresse...

Un tour en boguet...

Il est vrai que le tour de potier à beaucoup de secrets pour nous.

Cath la potière

Il fait de belles reproduction de poteries Hittites décorées avec beaucoup de dextérité et de belles couleurs naturelles. Évidemment, nous nous lui faisons faire des affaires... Barbara a trouvé le moyen de se faire offrir un pot de fleur avec la plante (genre bégonia),

La plante... offerte à Barbara par le potier d’Avanos

sans se démonter, elle accepte l’offre et part avec son pot sous le bras... On va bien voir dans l’avion comment ça se passer ( il est vrai que l’an dernier, elle a bien rapporté un bloc de calcaire d’au moins 5Kg de Slovénie !). Je réserve déjà des boutures pour cet été. Ce soir, dernier repas en Cappadoce, Eugène est là avec son fils, ainsi que Adem, son frère et un type de Nomade en recherche de circuits dans le secteur. Nous mangeons dans un resto de Gorème avant de retourner vers l’hôtel à pied à travers le village. Cette fois, nous bouclons les bagages pour de bon car demain c’est l’avion à Kayseri et le bus part à 8h00.

14 mars

Il a plut toute le nuit et maintenant il neige à plein temps, neige humide de printemps, les prés aux alentours sont recouverts et, sur la route, elle commence à tenir par endroit. La route pour Kayseri est assez encombrée mais notre chauffeur connait bien son boulot. Adem nous accompagne au checking car Ezio et Jacques sont en surcharge et il nous arrange le coup sans problème. Toujours des interrogations de la police au sujet de nos malles mais, quand ils voient le matériel transporté, pas de soucis. Après le checking, nous prenons congé de notre ami Adem avec la promesse de revenir le visiter pour d’autres aventures en Taurus ou Cappadoce... inch Allah. L’avion est en retard d’une heure pour cause de météo et nous arrivons à Istanbul à 13h00, nous nous séparons de Ezio et de Jacques qui continuent vers Genève, puis nous récupérons nos bagages avant de retrouver notre contact (Dalida Dijon Travel... encore un coup d’Adem ) qui nous conduit à notre hôtel près de Ste Sophie, au centre de la ville historique.

Notre hôtel Hôtel Ersu à Istanbul, très bien placé par rapport au palais de Topkapi

Installation rapide, il est 15h00 et nous allons visiter le marché Égyptien. Dehors il pleut fort et les marchands de parapluies font des affaires. Dans le marché aux épices, c’est la cohue car tout le monde veut se mettre à l’abri. Cet endroit est toujours très animé et les commerçants sont assez sympas. On y trouve beaucoup d’épices différents à des prix sans concurrence en Europe.

Achats au marché Egyptien Istanbul, marché aux épices

Beaucoup de monde aussi dans les rues malgré la pluie. Une accalmie nous permet de filer dans un autre quartier pour profiter du Hammam de Cemberlitas dit de la Sultane (magnifique architecture du XVie Siècle).

au Hammam Jeannot et Serge au repos après le bain...

Là, la pierre chaude, les bains et les massages nous remettent le corps en harmonie. Dommage que cet établissement devienne à la longue un peu trop touristique à mon goût, mais ça reste quand même un lieu à visiter malgré le prix. Nous finissons par aller à la Mosquée Bleue pendant la prière du soir malgré la vigilance du cerbère de service. C’est un grand moment de recueillement et de méditation à l’abri de la foule des touristes, sous ces voutes décorées et illuminées, rythmé par la prière du muezzin.

Mosquée Bleue Visite pendant la prière du soir

Nous finissons la soirée dans un gentil resto du quartier où il fait bon de garder son pull tant il y fait frais. Retour à l’hôtel vers 22h00 après avoir traversé toute la vieille ville illuminée comme dans un décors de théâtre.

15 mars

Le soleil est revenu ce matin, au programme, visite du palais de Topkapi. Nous y arrivons à l’ouverture, avant les cars de touristes.

Entrée du palais de Topkapi Jack, Barbara, Serge, Françoise, Jeannot. C’est Kath qui prend la photo...

Nous pouvons visiter ce palais et ce site en toute quiétude. Les collections sont magnifiques ; armes, bijoux, vaisselle, vêtements, tous des objets de grandes valeur. Le parc est magnifique avec une vue panoramique sur la Corne d’or et le Bosphore.

Palais de Topkapi Parc et Pavillon des embassadeurs

Ensuite, vers 11h nous filons vers le pont Galata pour prendre des billets pour naviguer sur le Bosphore au delà du 2ème pont suspendu près de la forteresse. Selon Adem il est possible de prendre des billets non touristiques sur une ligne régulière et il a bien raison car, le prix est divisé par 3 c.a.d. 7,5 LT au lieu de 20 LT. En attendant le départ du bateau nous mangeons sur le port un fish kébab dans un gros bout de pain avec des tomates et des oignons, le tout, arrosé de thé et de coca.

Fish Kébab les bateaux sont équipés de BBQ montés sur cardans... au fond, la mosquée de Yeni Camii

Il a fallut encore discuter pour un prix complètement fantaisiste pour les boissons mais, je tiens bon et ça c’est assez bien terminé... Il est midi et nous voila partis pour une balade de 2h sur le Bosphore dans un bateau bus confortable avec thé café etc. Joli parcours qui nous fait voir la ville sous un autre angle avec de belles villas, des palais, des parcs, des ports, des bateaux, des mosquées, des quartiers villages, tout ça avec un bon éclairage car le soleil était de la partie.

Bosphore le long du Bosphore, quartier d’Ortaköy avec sa mosqée

Retour au port du pont de Galata vers 14h pour aller visiter la mosquée de Suliman le Magnifique hélas fermée au public car en travaux. Le quartier est très animé et intéressant, les commerçants y sont bien présents et accueillants. Ce quartier de Eminömü avec son marché-souk où on trouve un peu tout est vraiment un des endroits à ne pas rater à Istanbul,

Eminömü Qartier souk très fréquenté et intéressant

nous y reviendrons. Nous repassons à l’hôtel avant de continuer par la visite de la petite ste Sophie, ancienne église byzantine du Vème siècle dédiée à St Serge et St Bacchus ( un peu trop bien arrangée à mon goût, pas de mosaïques... où sont elles passées ? ) puis, une halte à la Mosquée Bleue en passant juste après la prière ( beaucoup plus de touristes bruyants). Dernier diner dans un petit resto du quartier. Nous rentrons à travers la vieille ville illuminée, sous le charme de ces beaux monuments millénaires, comme dans un décors de théâtre, mais c’est réel.....

Ste Sophie

16 mars

Nous avions réservée St Sophie pour ce matin avant de partir pour l’aéroport eh bien c’est raté car les musées sont fermés le lundi... Nous nous rabattons donc sur la visite de la citerne cathédrale construite au 3ème siècle avec les restes des temples grecs et romains.

la citerne Cathédrale

Cette citerne est constituée de plusieurs travées supportées par 380 colonnes de pierres d’une hauteur d’environ 8m. Elle est éclairée avec des projecteurs de couleur et la visite est rythmée par de la musique classique. Des passerelles permettent aux visiteurs de profiter de ce monument en marchant au dessus de la surface de l’eau.

la citerne Cathédrale La méduse. cette statue supporte une colonne pour compenser la hauteur .

C’est un endroit assez magique et à ne pas manquer.
Retour à l’hôtel pour notre rendez vous avec notre navette aéroport. à 11h30 notre chauffeur est bien là et nous voila en route sur le chemin du retour. Vol sans problème avec une vue extraordinaire sur les Alpes depuis Venise, lacs de Garde, Majeur, Cervin, Gd Combin, Tour Sallière, et bassin du Léman. Atterrissage à l’heure. Récupération des bagages sans problèmes. Tout le monde est là pour notre accueil. C’est fini, il n y a plus qu’à repartir pour d’autres aventures...
Merci encore à tous les participants pour avoir animé ce voyage

Participants :
Barbara, Catherine, Françoise, Ezio, Jeannot, Jack, Jacques, Serge.






CLUB ALPIN FRANCAIS PAYS DE GEX
ESPACE GEORGE SAND
9 RUE DE GEX
01630  SAINT-GENIS-POUILLY
Contactez-nous
Tél. 04 50 42 22 17
Permanences :
Jeudi 20:30 - 21:30
Activités du club
Agenda