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Randonnée

PATCHWORK RANDOS ETE 2009

09/11/2009
PATCHWORK RANDOS ETE 2009

Quelques souvenirs des randonnées que j’ai organisées cet été.

17 mai 2009 - Pic de la Corne, Chablais

• Avec Françoise, Frits, Marie, Fabienne, Gilbert, Frédéric

Nous n’avions déjà pas eu de chance en juin 2008 lorsque nous avions pour la première fois découvert cette belle randonnée. En effet, nous étions le 15 juin 2007 et nous étions habillés comme en hiver tellement il faisait froid ce jour là. Le temps s’était bouché et nous n’avions pas fait le sommet. Nous avions dû redescendre jusqu’au lac de Damoz des Moulins pour avoir un pique-nique et une sieste agréables. Ne m’avouant pas battue, j’ai donc réitéré cette course cette année le 17 mai, évidemment un peu plus tôt mais il faisait assez bon à cette époque et j’espérais profiter des premières douceurs de la saison. Mais c’était sans compter avec le vent qui était tempêtueux au sommet. Tout commença pourtant bien : départ un peu frisquet, puis sortant de la forêt, obligation de "chausser" les shorts et autres débardeurs. L’été quoi ! Un ou deux névés en approchant du lac puis la montée (raide) au soleil, on transpire un bon coup. Mais déception au sommet avec ce vent qui nous obligea une fois encore de redescendre jusqu’au lac, au demeurant charmant, pour faire une sieste-bronzette cool. Cette rando toute en forêts et alpages, est un très joli objectif. L’itinéraire, au départ de Mont d’Evian (St-Jean-d’Aulp) passe par le Lac de Damoz des Moulins tout entouré de montagnes (au pied du Roc de Tavaneuse), puis après avoir gravi le sommet, une très jolie boucle est possible en remontant un petit col pour repiquer sur les chalets de Brion et de retrouver l’itinéraire de l’aller.

Le Pic de la Corne 2084m Allez, courage ! Tous au même rythme Le Mont de Grange On y est .... presque !

5 juillet 2009 - Pointe d’Areu

• Avec Angélique et Martine

Encore une pointe et encore une journée "d’été" pas très chaude en tout cas au sommet. Très jolie boucle au départ du village de Romme et retour par les chalets de Méry. Petit bémol ce jour là, vu que nous n’étions que trois nous n’avions qu’une voiture. En effet, l’idéal pour cette boucle est d’avoir deux voitures afin d’en déposer une à l’arrivée du chemin venant des chalets de Méry soit à environ 2,5 km de Romme. Heureusement, un galant randonneur nous a pris en voiture pour nous déposer à Romme. Ambiance "toundra" pour cette randonnée notamment une fois sur le plateau lors de la traversée entre les chalets de Vormy et le sommet. Des espaces infinis parsemés de fleurs. Les charmants chalets de Vormy habillent agréablement ce paysage. Au sommet, lequel se mérite (pas moins de 4h30 pour y arriver pour 1200m de dénivelée) et malgré le brouillard glacé qui nous tombe dessus juste pour le pique-nique, le spectacle est grandiose. Falaises, pics, précipices nous entourent. Nous touchons du doigt la chaîne des Aravis. Nous surpombons le col de la Forclaz qui d’ici paraît un gouffre sans fond avec la Tête du même nom qui s’élance droit dans le ciel. Et c’est sans parler du panorama à 360°. Ce fut magnifique.

Chalets de Vormy Merveilles de la nature Rideaux, vagues ??? A chacun de rêver La fontaine Sous la Tête des Muets Orchis miel ou Orchis Blanc Le sommet, enfin ses premiers contreforts Au-dessus du col de la Forclaz Lys de Saint-Bruno Belle ambiance Les Aravis et la Pointe Percée Retour par les chalets de Méry Au fond, le massif du Bargy

15 août 2009 - Lac Cornu, lac Noirs

• Avec Renée, Frits, Gilbert, Jean-Jacques

Cette fois, rando plein soleil. Paysages superbes et sauvages, pas trop de bousculade sur les sentiers compte tenu de la période des vacances. Notre ami Frits est venu spécialement des Pays-Bas pour participer à quelques randonnées avec nous. L'ambiance est à la « balade » et non pas au « timing ». On prend le temps de respirer, d'admirer, de faire de belle photos et de se poser, on a toute la journée devant nous. Et pour éviter la bavante inintéressante de la montée entre Chamonix et la gare du télécabine de Planpraz, nous avons pris le téléphérique. De vrais touristes quoi ! Une fois n'est pas coutume !

Et c’est parti avec le sourire ! Le plus beau ... La grimace, c’est à cause du soleil ? Le Lac Cornu ...et on repart direction les Lacs Noirs Un des Lacs Noirs qui vu d’ici, ressemble à une colombe

20 septembre 2009 - Tête du Parmelan

• Avec Robert, Alain, Marie

Et encore pas de chance avec la météo. Une journée comme aux Lac Cornu/lac Noirs ce n'est pas possible à chaque fois. Il a beaucoup plu la veille et la météo annonce encore de l'humidité et du brouillard mais « de belles éclaircies » dans l'après-midi.

Je ne suis pas très motivée. Le Parmelan dans l'humidité et le brouillard …c'est pas top ! Je ne fais pas trop de pub pour ma course et pourtant deux courageux (ou inconscients) sont prêts à m'accompagner. Alors allons-y ! Quelques voitures au parking, on se dit qu'il y a d'autres accros au brouillard qui est bien présent. Mais gare, il n'y a pas que des randonneurs, il y a aussi les chasseurs ! La montée jusqu'au col de Pertuis se fait dans une ambiance savonnette (les rochers)/brouillard/sauna/douche.

Arrivée au col du Pertuis Petite "grimpette" bien raide Au coeur des lapiaz

En effet, il ne fait pas très froid et il n'y a pas d'air, on dégouline et ça glisse pas mal. Plus on monte, plus on espère arriver vers le ciel bleu, car le soleil filtre légèrement. Mais non, l'arrivée au col se fait dans la presque nuit noire. Puis, enfin, le plafond se lève un peu ce qui me rassure car plus loin dans les alpages, l'itinéraire se perd un peu dans l'herbe. Nous avons la chance de voir quelques chamois gambader dans les rochers.

Le ventre de la terre Mieux vaut y voir clair ! Le Refuge Le casse-croûte

Finalement, cette ambiance feutrée nous plaît beaucoup, nous sommes seuls toute la première partie de la matinée. Puis nous arrivons au refuge toujours dans le brouillard un peu moins épais. On aperçoit avec joie l'ensemble du plateau de lapiaz, mes co-équipiers s'émerveillent bien que nous n'ayons pas la vue panoramique des sommets alentours, nous ne voyons même pas en bas. Je renonce pour le retour à passer par la barre rocheuse du Grand Montoir, très glissante en temps normal, alors là, aujourd'hui, pas question. On fait le grand tour par le Petit Montoir et c'est parfait de solitude. Le paysage s'éclaire sensiblement mais sans plus. Nous passons sous les immenses falaises descendant du sommet, c'est assez impressionnant. A savoir, que nous n'avons même pas pu boire un coup dans la région, tous les bistrots étaient fermés. Heureusement qu'il y avait le pub à Saint-Genis , on n'en pouvait plus de soif !!!

Sous les falaises Sous les falaises, on dirait un tableau ancien

10 et 11 septembre 2009 - Valais

• Avec Jean-Jacques

Encore une fois tant pis pour les absents. Ayant déjà annulé par deux fois ce séjour qui était prévu à l'origine sur quatre jours, j'ai persisté dans mon envie d'y aller quand même, fut-ce toute seule. Mais heureusement, Jean-Jacques a bien voulu m'accompagner et je l'en remercie. Ce fut deux journées magnifiques agrémentées de paysages grandioses.

Etant arrivés plus tard que prévu à Aminona pour cause de ralentissement sur l'autoroute et la piste carrossable (plutôt chemin que piste) menant à la cabane de la Tièche n'étant pas aussi « facile » qu'avait bien voulu me le dire le gardien (nous y avons eu quelques émotions de bon matin) nous n'avons pas été jusqu'au sommet du Trübelstock car trop long. Belle montée tout de même le long du Bisse du Tsittoret, dans une ambiance bucolique puis, pique-nique contemplatif au soleil dans les alpages de la Montagne du Plan, parmi des génisses très indisciplinées, curieuses et pour finir pénibles. Elles venaient nous renifler et baver à dix centimètres de nos têtes (oui vraiment !) pour voir ce qu'on mangeait. Il a fallu jouer des bâtons pour être un peu tranquilles.

Le Mont-Bonvin Montagne du Plan Génisses curieuses

Nuit à la Cabane de la Tièche idéalement située dans un magnifique cirque dont le Trübelstock, le Petit Mont-Bonvin ainsi que le Grand Mont-Bonvin, cascades et torrent à volonté. Un mauvais point tout de même, le gardien est un peu ours et les repas et petit-déjeuner ne sont pas terribles. Mais dortoir spacieux, propres, très joli cadre. Enfin pour une nuit …

Cascade de la Tièche Le Trübelstock, à droite Cabane de la Tièche

Le vendredi, nous attaquons l'impressionnant Bisse du Rô au départ de Plan-Mayens. Il est à noter que cette promenade ne peut pas être pratiquée dans son intégralité avant le mois de juin et à éviter absolument par temps de pluie ou même humide.

Bisse du Rô Sentier exposé Gare à la tête ... et au sac qui pousse ! Barrage de Tseuzier

L'itinéraire se situe entre 1900 et 1500m d’altitude. Ce bisse est l'un des plus vieux du Valais, il date du XIVème siècle. Comme certains autres bisses valaisans, il traverse des parois vertigineuses et démontre que l’irrigation des pâturages était une vraie nécessité et qu'il fallait pour ce faire surmonter bien des obstacles naturels. Tout au long du parcours, des panneaux explicatifs avec photos anciennes nous montrent le travail des hommes à la construction de ce bisse. Il fallait qu'il n'y ait pas d'autre solution à l'époque pour l'irrigation pour que les anciens aient construit de tels ouvrages dans des endroits pareils, quelquefois au prix de leur vie.

Cet itinéraire est bien sûr déconseillé aux personnes souffrant de vertige et n'ayant pas le pied sûr. Par endroits non seulement on ne trouve qu’une simple corde côté falaise pour se tenir, mais le sentier ne laisse la place qu'à une seule paire de pieds ou bien le passage se fait sur des planches fixées d'une façon pas très engageante...mais ça tient ! Oui oui oui voyez vous-mêmes :

Passerelle vertigineuse Va bien falloir passer, ça tient comment ? Super à l’aise la cheffe ? Courage, bientôt au bout !

Le chemin débute dans la forêt puis rejoint assez vite les falaises et les vires exposées. Mais, comme s'il avait fait cela toute sa vie, c'est avec grâce et aisance que Jean-Jacques passe tous les obstacles. Tous les deux, toujours avec le sourire, sans trop regarder en bas (très zen), nous nous sommes bien tirés d'affaires. Attention quand même, gros sacs s'abstenir, les rochers sont très bas et traîtres ! C'est sérieux, il y a une ou deux plaques commémoratives sur le bisse rappelant de tristes souvenirs de chutes sans retour !

Le bisse était par contre cette année en grande partie à sec et la photo ci-dessous date de 2007.

Nous passons ensuite par les alpages de Mondralèche, puis par une piste carrossable (dommage !) nous arrivons pour le pique-nique au Lac de Tseutzier avec vue sur une partie de l'itinéraire que nous aurions dû faire en direction de la Cabane de Wildstrübel et qui n'a donc pas eu lieu.

Retour par le chemin qui descend vers Pra du Taillour, assez long et sportif, tout en montées et descentes par un sentier parallèle à celui du bisse mais quelques centaines de mètres en dessous. Très spectaculaire aussi notamment la traversée de couloirs de pierrailles instables impressionnants. A ne pas fréquenter l'hiver bien évidemment tout comme le bisse plus haut. Retour à Plan Mayens avec en prime quelques centaine de mètres de remontée raide dans la forêt, on patauge un peu question orientation à certains endroits mais au bout du compte on tombe pile sur la voiture. Quelle chance !

Pas l’air commode la vache

18 octobre 2009 - Chablais, sous le Mont de Grange

• Avec Renée et Jean-Jacques

La dernière rando d’été ou la première d’hiver ?

J’avais prévu une rando sur les crêtes de Charousse au-dessus du refuge de Bise. Mais il a neigé dans la nuit et en arrivant sur la route de Bise, au carrefour de la route allant à Ubine, la neige recouvre la route et les arbres encore en tout en feuilles. Le sol est glissant et ma voiture n’a pas encore les pneus neige alors je ne suis pas très à l’aise. Puis, on se dit que de toute façon, nos crêtes seront bien trop enneigées et cela risque d’être périlleux. Alors, nous rebroussons chemin et décidons d’aller aux chalets de l’Enlevay sous le Mont de Grange. Comme on déjà perdu du temps, on va faire court. Nous démarrons de la chapelle St-Théodule et au bout de quelques pas, nous marchons dans la neige. Tout le versant est enneigé mais nous sommes au soleil et sur un large chemin facile. Le Mont de Grange est tout blanc. En face, vers le lac des Plagnes et les Chalets d’Ardens, pas de neige, mais bon, nous sommes là, alors faisons avec. Finalement, nous allons jusqu’à l’embranchement de l’arête de Coincon menant au Mont de Grange sur un parcours panoramique et bien ensoleillé. Nous ne nous risquons pas sur le Mont de Grange car trop raide et certainement dangereux avec la neige ce que nous confirmerons quelques randonneurs rencontrés au retour qui s’y sont risqués. Une très belle journée !

Flaque gelée Le Mont de Grange Vers les chalets de l’Enlevay

Chantal






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