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Randonnée

Tour du Cantal

27/10/2011
Tour du Cantal

Carte TOP 25 2435OT Mont du Cantal pour la partie trek

Un parcours itinérant, de crête en crête en passant par le Plomb du Cantal (1856m) point culminant de notre randonnée et du département

Comme chaque année je repars sac au dos avec mon "fan club" par monts et par vaux, la joie au coeur de retrouver pour plusieurs jours la liberté de n’avoir qu’à mettre un pied devant l’autre et se laisser porter par les paysages. Nous avons tous en mémoire, le tour de l’Aubrac l’an dernier sous la neige et dans le vent et le froid alors cette année nous espérons mieux. Ce fut "presque" ça.

L’équipe 2011 :

L’équipe 2011

de gauche à droite : Frits, Jean-Pierre, Chantal, Gilbert, Renée, Catherine, Ginette

Le premier jour de notre arrivée, petite randonnée de mise en jambes de 4 heures sur le Sentier des Vieilles Pierres au départ de Chalinargues charmant hameau chargé d’histoire. Comme son nom l’indique, ce parcours est parsemé de vieilles pierres : château, églises à peignes (XIIe s), croix (XVe s), four à pain, fontaines, sarcophages carolingiens ou mérovingiens (VIe et VIIe s), abris sous roches....

Chalinargues Croix de Mons Passage cotation 3 Moissac Clocher à peigne Croix de Mons

Le temps est gris et très venteux mais c’est un bonheur de traverser de tels paysages d’un autre siècle et d’un calme appréciable.

Nous dormons à Laveissière, autre joli village surplombant la vallée de l’Alagnon. L’hôtel (Le Bellevue) est simple mais confortable, l’accueil y est chaleureux, la chère délicieuse et le patron, accompagnateur lui-même, se fait un plaisir de répondre à nos questions et nous donner des conseils d’itinéraires. A recommander !

- Puis nous attaquons le Tour du Cantal proprement dit.

•  Etape 1 : Laveissière - Station de Super Lioran

Le temps est au brouillard. Nous remontons sur le GR 400 et croisons des tas de vététistes (il y a un challenge qui se court ce matin) ; il faut se garer rapidement car le sentier est étroit et accidenté et les vélos arrivent à fond. Nous débouchons dans les alpages et sortons enfin du brouillard. La chaleur du soleil nous réchauffe tandis que nous grimpons dans la lande, les genêts qui embaument, un paysage ressemblant beaucoup à celui des Cévennes ou de l’Aubrac du reste. Nous quittons les parkas et les pantalons et enfilons nos shorts.

Départ de Laveissière La Roche Percée

Parcours d’alpages et de sentiers en balcons magnifiques (Rocher du Bec de l’Aigle, Peyre Gary où le sentier se perd quelque peu) avec de-ci, de-là nos copines les vaches de Salers, magnifiques bêtes ! Après un pique-nique frisquet, le ciel s’est un peu couvert, nous redescendons par le Buron de la Montagne de Costes pour arriver au Lioran (le village), plus exactement Fond d’Alagnon, mais je n’avais pas compté les 200m qu’il faut remonter encore vers la station proprement dite car c’est là que se trouve notre hébergement et je n’avais pas compris que nous dormions là-haut et bien sûr pas fait attenton sur la carte aux altitudes !!!! On serre les dents et on monte par une piste de ski affreuse et interminable. Du coup, on arrive avec l’orage et on se fait tremper vingt minutes avant l’arrivée.

Les Salers Rocher du Bec de l’Aigle Super-Lioran en bas

Au Lioran ne vous attendez pas à une jolie station montagnarde, c’est une station de ski tout ce qu’il y a de plus moche, croulant sous les équipements de ski et brassant un tourisme de masse. Nuit à l’Hôtel du Rocher du Cerf où pour accéder aux chambres il faut encore se mouiller car c’est tout en escaliers extérieurs, et en plus elles sont riquiqui. Les filles dans une chambres, les garçons dans une autre. On y mange pas trop mal mais le tarif est cher et comble de l’arnaque, ils ont augmenté les prix à cause du challenge VTT. Car le Lioran est en pleine effervescence à cause de ce challenge, c’est bondé de monde. Donc les commerçants en profitent.

• Etape 2 : Super Lioran - Thiézac par le Plomb du Cantal

Ce matin ça commence mal. On se trompe de GR, c’est notre habitude ...
Plus on monte, plus je me dis que ce n’est pas le bon chemin. Finalement on fait le point, on crie après Gilbert qui est déjà à perpette !!! ça aussi on a l’habitude, mais là, ça m’énerve. Bref on se rend compte qu’on peut rejoindre notre itinéraire et du coup on a fait quelque chose de plus joli.

Départ du Lioran Au-dessus du Lioran

Le soleil tape mais de gros nuages s’ammoncellent sur le Plomb du Cantal. On va se faire rincer et peut-être prendre l’orage sur les crêtes ? On assiste au départ VTT pour l’épreuve du jour. Puis rapidement, la photo de famille au sommet et on attaque les crêtes avec la pluie et le brouillard. On bâche, génial, j’en rêvais !

Au sommet Le Plomb du Cantal Et les équipements de ski Arrivée au Plomb du Cantal, pas terrible Le Plomb du Cantal sans les équipements, c’est mieux Traversée des crêtes, on bâche En route vers le Puy Brunet on débâche

On enfile le Puy Brunet, le col de la Pourtoune, le Puy de la Cède, le col de Chèvre, splendide parcours en balcon. Et nous voilà au Puy Gros juste pour le pique-nique avec un ciel très chargé et un vent pas chaud du tout. Heureusement nous trouvons un calvaire avec un muret salvateur qui nous abrite du vent.

Calvaire à Puy Gros Encore un pique-nique frisquet

Puis c’est la fin des crêtes et la voie romaine qui se déroule à l’infini par des alpages magnifiques où le panorama s’étend sur toute la chaîne des puys. Le soleil revient et on remet les shorts.

Sur la voie romaine et la fin des crêtes Panorama depuis la voie romaine

Nous arrivons à la Tuillière, un gîte extraordinairement rustique. Une petite visite s’impose et je vous conseille surtout avant de prendre pension de visiter le dortoir, pas chauffé, sur terre battue, les lits en fer étant recouverts de toile cirée. Mais il paraît qu’on y mange super bien des plats du terroir. Nous y buvons juste un coup et attaquons la descente sur Thiézac.

La Tuillière Gîte tout ce qu’il y a de plus rustique. Descente sur Thiézac Chaos de Casteltinet Arche naturelle

Nous passons par le Chaos de Casteltinet avec son arche naturelle.
A Thiézac, petit hôtel tout confort (L’Elancèze), de coquettes petites chambres avec balcons, très bon repas. A recommander celui-ci aussi.

Thiézac

• Etape 3 - Thiézac - Mandailles

Le lendemain, gros dilemne. La météo annonce de violents orages, la région est en vigilance orange. Comme on a un taxi qui nous transporte les bagages (cette année c’est version luxe !!) on est facilement tentés de prendre le taxi pour l’étape suivante. Du coup on vote et on on tombe d’accord pour prendre le taxi que l’on doit attendre jusqu’à 11h. En attendant on fait un aller-retour par le début de notre itinéraire initialement prévu jusqu’au Gîte de Trielle, superbe gîte rustique mais confortable. On se paie le luxe d’un café et on redescend à Thiézac prendre le taxi. Du coup pas d’orage, juste de gros nuages menaçants, nous sommes déçus car on arrive à Mandailles trop tôt, le gîte n’est pas prêt, il refait beau. Faut tuer le temps.

Thiézac

Alors après avoir tourné et viré dans le village, une fois dans un sens, une fois dans l’autre, on va visiter la cascade du Luc où nous cassons la croûte. Puis, comme dit la chanson, on boit un coup, on se reboit un coup.... on visite le musée, le temps se gâte, on retourne au gîte et on s’installe. Le soir super repas au resto du village Les Genêts d’Or où l’on nous sert, dans un cadre magnifique, une entrecôte de viande de Salers impressionnante, aussi grande qu’une pizza !!! (bon j’exagère, je suis du midi, mais pas trop quand même).

Maison à Mandailles Cascade du Luc

• Etape 4 - Mandailles - Super Lioran

Question météo, ça recommence. Dès le matin, on se réveille sous une pluie fine et tenace avec le brouillard en plus. Dire que la veille on a pris le taxi pour rien en définitive et là ce matin, personne n’ose parler de taxi. On se tâte et retâte, on a sa fierté quand même ! Alors malgré les grognements de certains (moi ???) on bâche et on attaque ! Et dès le début on gadouille, on est trempé dessus/dessous en quelques minutes car on condense sous les ponchos.

Arrivée sur les crêtes du Puy de Chavaroche

Quel dommage car le parcours est tout en genêts et on rate de superbes points de vue. Arrivés sur les crêtes, on ne se voit pas à deux mètres, le panorama doit être splendide. Heureusement la pluie diminue, mais pas le brouillard, un petit vent sèche un peu nos ponchos. On arrive au Puy de Chavaroche on ne se voit pas le bout du nez qu’on a congelé.

Puy de Chavaroche 1739m Sentier sous le Puy Mary

Initialement, on devait prendre une sente transversale sous le Puy Mary, bien avant le col du Pas de Peyrol (col routier pas intéressant du tout) et reprendre l’ascension du Puy Mary par un sentier et non pas par les marches béton qui partent du col. Nous repérons semble-t-il le départ de cette sente non balisée qui se devine à peine et qui est sur un versant assez pentu. Vu le brouillard à couper au couteau, monter au sommet est inutile et de plus la sécurité me semble médiocre sur cette sente dont on ne voit pas où elle passe. On va donc jusqu’au col. Je vois sur la carte que sous le Puy Mary une sente en pointillés part d’un virage de la route plus bas et rejoint le col de Cabre notre destination. Je me renseigne à la maison du col pour savoir si ce chemin est praticable et il l’est. Alors on est rassurés pas besoin de monter au sommet pour galérer dans un terrain accidenté et glissant par ce brouillard, empêtrés dans nos ponchos. Nous prendrons la variante et nous ne verrons pas le Puy Mary.

Col du Pas de Peyrol 1589m Frits fait le point Bien à l’abri On garde le sourire

En attendant, on a faim et on demande l’autorisation de pique-niquer au bistrot tout en prenant une consommation. Mais une fois attablés, d’alléchantes odeurs d’omelettes, grillades et autres plats succulents nous chatouillent les narines. Pas besoin de se poser longtemps la question, les piques-nique resteront dans le sac à dos et on fait ripaille bien au chaud avec les spécialités du coin. On a du mal à ressortir car dehors c’est toujours le même brouillard.

Réconfort au bistrot du col

Ce n’est qu’une fois dans le sentier sous le Puy Mary que le soleil revient timidement et la chaleur avec et on commence à enlever les couches de vêtements. Au col de Cabre, la chaleur est cette fois de retour et nous supporterions les shorts mais on n’a pas le courage de se changer.

Descente vers le Col de Cabre Puy Griou

Cette fois, pour atteindre Super Lioran, et ne pas trop redescendre dans le trou de Font d’Alagnon nous passons bien au-dessus, par le col de Font de Cère mais le GR passe malheureusement par des pistes de ski très pentues et c’est assez pénible. Le ciel se charge de nouveau et l’orage menace. Va-t-on encore se faire tremper à Super Lioran ? Eh bien non, c’est juste ... Nous passons la nuit cette fois au Gîte du Bufadou qui m’a paru pas mal (sur Internet). En effet le repas est succulent, que des produits du terroir, vraiment bien. Par contre, nous rencontrons quelques problèmes de place dans des chambres où nous sommes les uns sur les autres, et des sanitaires en panne. Bref on s’en acccommode moyennant quelques arrangements financiers.

• Voilà encore un tour de bouclé. Pour clôturer le séjour, visite à Murat, jolie petite ville dont le coeur médiéval invite à la visite. Puis petit resto sympa sur la route et c’est le retour.

Chantal






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