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Randonnée

Week-end Vercors et Dévoluy : Col des AIguilles (Dévoluy) - Tour du Mont-Aiguille (Vercors)

08/09/2013
Week-end Vercors et Dévoluy : Col des AIguilles (Dévoluy) - Tour du Mont-Aiguille (Vercors)

Un week-end "piquant" si l’on peut dire vu les destinations choisies (vous avez saisi ? Aiguilles et aiguilles, c’est drôle non ???). Week-end contrasté du point de vue météo, le samedi en hiver, le dimanche en été !!!

• Une fois de plus, la perspective de ce séjour prévu de longue date sur notre programme m’angoisse, car une fois de plus la météo se détériore de jour en jour à l’approche du week-end. Et évidemment ça n’a pas raté !

• Je m’attendais à une défection complète des participants inscrits (Jennie, Maxime, Aline, Renée, Jean-Jacques et Françoise) mais jusqu’au dernier moment, personne n’a fait faux bond. C’est vrai qu’on y croyait un peu, enfin on se disait que du côté de La Croix-Haute il allait faire sûrement meilleur que chez-nous.

• Bref, le départ depuis Saint-Genis se fait dès potron-minet dans une ambiance pluvieuse et frisquette. Plus on descend vers Grenoble, moins le temps s’arrange. Chemin faisant (plutôt route faisant car je suis au volant) je gamberge, je gamberge : j’ai prévu le Tour du Mont Aiguille le samedi en arrivant, raison pour laquelle on part très tôt car ce tour est long et le col des Aiguilles pour le lendemain car le départ se trouve tout près du gîte où nous dormirons et du coup j’avais prévu une petite grasse matinée.

• Me souvenant que le sentier qui monte au Mont-Aiguille est passablement boueux surtout au printemps, je n’imagine même pas d’y aller sous la pluie. A la pause café, la décision est prise de nous rendre directement à la Jarjatte petit hameau perdu au bout du monde (près de Lus-la-Croix-Haute) et selon l’évolution du temps de faire le Col des Aiguilles (2003m).

• Or, passé le col de la Croix-Haute il semble que ça se calme, l’espoir renaît ; mais en arrivant sur le parking du départ nous voilà sous une petite pluie fine et dans un brouillard total. Bref, tout le monde est partant pour tenter le coup même si on ne va pas jusqu’en haut.

• Séance ponchos, guêtres, gants, etc, nous voilà fin prêts à tout affronter. La montée en sous bois nous protège un peu, la pluie devient intermittente.

Autant dire qu’il ne fait pas chaud On a sorti la garde-robe d’hiver Et un peu d’entrain s’il vous plaît

• Mais plus haut un vent violent, mais très, très violent, en rafales nous attaque de toutes parts. Nos ponchos claquent comme des voiles, cela nous freine dans notre ascension et nous fatigue. Nous rattrapons le brouillard, mais heureusement de temps en temps quelques trouées nous laissent voir le paysage. Nous rencontrons des randonneurs descendant du col qui nous disent qu’il n’y a pas un souffle au col.

Quel vent ! Sous le col, enfin on y voit un peu Le col des Aiguilles dans la purée de pois Arrivée avec une éclaircie Gros névé au col

• Nous y arrivons tant bien que mal et effectivement, au-delà du gros névé qui reste en travers et qui barre le col, pas un souffle. La pluie a cessé et nous en profitons pour casser la croûte vite fait car le froid nous saisi rapidement.

Ambiance d’hiver

• Nous avons tout de même le temps de voir le paysage de l’autre côté du col dans le vallon où le soleil est présent.

Aperçu rapide du vallon de l’autre côté

• Maxime s’entraîne à la "ramasse" sur l’unique névé du coin pendant que les autres ont hâte de rentrer au bercail. Alors redescente vers des terres plus hospitalières.

Les exploits de Maxime Maxime qui va se "ramasser"

• Nous arrivons juste à temps aux voitures car la fin de la soirée est très pluvieuse et froide, le brouillard retombe sur le village.

• Discussion animée le soir pour décider du programme du lendemain. La météo annonce un mieux, mais ???

• On décide de faire "comme si", c’est-à-dire de se lever tôt (puisque nous devons normalement faire la rando la plus longue et nous déplacer jusqu’à la Richadière) ce qui n’enchante pas tout le monde ...

• Dimanche : top départ, on met le nez dehors : brouillard jusqu’au ras des arbres, ambiance plus qu’humide. Arrivés aux environs de la Richardière, miracle ! Le ciel se découvre, le bleu azur apparaît, la chaleur monte. Youpi, nous allons nous régaler.

• Et c’est parti pour la journée. Fi des ponchos, parkas et gants. A portée de mains, chapeaux, shorts, crème solaire et lunettes de soleil !

Dimanche avec le soleil, montée au col de l’Aupet

• Longue montée dans une forêt assez sombre, mais régulière, tout se fait sans effort, il fait bon mais comme je le craignais, il y a des passages gratinés très boueux, ça glisse. On s’arrête pour profiter des paysages qu’on entrevoit à travers la forêt.

Les Hauts Plateaux du Vercors

Renée déniche des sabots de Vénus (la veinarde elle a l’œil !!).

Sabot de Vénus

• Des candidats à l’ascension du Mont-Aiguille déjà harnachés de casques, de cordes et de baudriers nous dépassent à un rythme effréné mais cela ne nous impressionne pas du tout.

• A la sortie de la forêt, on passe entre les rochers du Parquet à gauche et la face ouest du Mont Aiguille apparaît, majestueuse. Puis c’est le col de l’Aupet (1627m) première étape de ce circuit.

• Encore environ 150m et nous voici au pied du molosse d’où l’on peut voir des grimpeurs à l’œuvre. Que de souvenirs en regardant cette muraille (d’ici on ne voit pas le sommet). J’en ai fait l’ascension il y a quelques dix ans grâce à Alain, c’était la journée de la "Castafiore" si vous avez entendu l’histoire ... J’ai eu la peur de ma vie dans la descente en rappel, mais je suis fière de l’avoir fait. Et en y regardant de plus près maintenant j’ai peine à imaginer que je suis montée là haut.

Juste sous le Mont-Aiguille, impressionnant tout de même

• Jean-Jacques qui a mal aux pieds et qui comptait faire cette rando la veille pour pouvoir se reposer le dimanche, doit renoncer à faire le tour complet et il redescend par le même chemin pour nous attendre sagement à la Richardière.

• On bascule ensuite plein nord dans le vallon de l’Aupet pour rejoindre le ravin du même nom dominé par la muraille du Grand Veymont (2341m) point culminant du Vercors.

Le Grand Veymont

• On passe au hameau des Pellas, puis au col de Papavet par un sentier forestier jusqu’au belvédère côté 1323 m sur la carte. Très jolie point de vue sur la vallée de Trésanne .

Sentier découverte, on regarde par un petit trou et on découvre le sommet nommé sur le poteau Pique-nique magique Le Mont-Aiguille depuis le col de Papavet

• Nous atteignons ce très joli hameau, prenons la route avec, en prime, un peu de goudron puis remontons par le sentier de découverte en direction de Ruthière mais nous bifurquons avant pour rejoindre la Richardière.

Trézanne chapelle au toit de chaume

• Une bonne pause rafraîchissante au bistrot, des images plein les yeux, des douleurs un peu partout, mais heureux, nous rentrons chez-nous.

Le Bistrot

Chantal






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